L'économie énergétique via la ventilation double flux

jeudi 31 mai 2018

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Les besoins énergétiques modernes constituent une thématique récurrente de notre époque. Cette réalité s’explique d’une part par leurs conséquences environnementales et d’autre part par leur impact croissant sur le budget des ménages.

Parallèlement à une hausse quasiment constante des coûts de l’énergie, les consommateurs ont logiquement développé un intérêt grandissant pour toutes les solutions susceptibles de générer des économies en la matière.

ENERNAT vous propose aujourd’hui de faire le point sur une technologie qui saura répondre à cette attente : la Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux.

Un impératif : renouveler l'air de son logement

Il est généralement admis qu’ouvrir ses fenêtres quelques minutes par jour contribue à renouveler efficacement l’air de son logement. Quelle que soit la saison, cette démarche quotidienne se justifie notamment par des raisons sanitaires, de confort, ou de régulation de l’hygrométrie.

Sur ce dernier aspect, rappelons qu’un air chargé en humidité se révèle plus difficile à chauffer qu’une atmosphère sèche. Aussi, plus efficace qu’un apport ponctuel, une circulation d’air continue permet d’optimiser la performance de son système de chauffage. De fait, celui-ci dépensera moins d’énergie pour réchauffer un intérieur purifié.

Dans les logements anciens, cette ventilation se fait plus ou moins de manière « naturelle ». En effet, une isolation parfois défaillante et le manque d’étanchéité des ouvrants (portes, fenêtres etc.), s’associent aux grilles d’aération des salles de bains et cuisines pour assurer une circulation d’air quasi permanente. Ce fonctionnement ; bien que salutaire ; a malheureusement un corollaire en totale contradiction avec les besoins actuels. Car oui : si l’air parvient à circuler aussi facilement, il en va de même pour la chaleur qui n’est pas maintenue dans le logement. On imagine alors aisément les répercutions négatives sur la facture énergétique...

Heureusement, l’évolution des techniques d’isolation a permis de drastiquement limiter de telles déperditions. Aussi, les bâtiments sont désormais conçus de sorte à être les plus hermétiques possible et d’éviter ainsi toute forme de gaspillage. Conséquence directe : en rendant nos logements toujours plus « étanches », la circulation de l’air s’en trouve quant à elle considérablement freinée, au détriment de la salubrité intérieure

C’est là, en réponse à ce casse-tête où se côtoient isolation, économies d’énergie et renouvellement d’air, qu’intervient la VMC double flux.

La VMC double flux : principe de fonctionnement

La VMC double flux concilie deux impératifs : renouveler l’air dans un logement hermétique sans occasionner de déperdition de chaleur. À cette fin, elle propose un fonctionnement particulièrement ingénieux dont la clef se trouve dans un « échangeur ». Il s’agit d’un bloc généralement situé sous la toiture, dans lequel se croisent l’air sortant (chaud) et l’air entrant (frais). L’astuce réside dans le fait qu’au cœur de l’échangeur, le flux expulsé transmet une partie de sa chaleur à l’air entrant. Celui-ci gagne ainsi plusieurs degrés avant même d’être insufflé dans le logement.

Attention à ne pas confondre la VMC double flux avec les solutions « simple flux ». En effet, celles-ci se contentent simplement d’extraire l’air vicié d’un logement. L’apport d’air entrant (et non chauffé) est quant à lui assuré par des grilles d’aération ou par la perméabilité des ouvrants. Une telle alternative, envisageable dans les bâtiments anciens, n’est que difficilement compatible avec les normes de construction récentes.

Des économies évidentes

C’est par son fonctionnement même que la VMC double flux engendre des économies, particulièrement sous nos latitudes. En pratique, les hivers froids permettent de tirer le meilleur parti de ce type d’installation : une forte amplitude thermique entre l’air sortant et l’air entrant favorise la transmission des calories de l’un à l’autre. Une VMC double flux performante permet ainsi de récupérer de 70 à 90 % de la chaleur de l’air extrait.

En toute logique, puisque l’air insufflé dans l’habitation est préalablement monté en température, il n’est plus nécessaire de le chauffer autant que s’il pénétrait sans transformation dans le logement. En outre, cet apport continu d’air sec assurera une meilleure efficacité du système de chauffage, lequel sera moins mis à contribution.

Air préchauffé, humidité moindre : l’ensemble de ces paramètres, associés à une isolation performante, permettent à une VMC double flux d’économiser jusqu’à 10 % d’énergie (source ADEME). Un souffle d’air frais bienvenu pour des budgets énergétiques parfois au bord de l’asphyxie. 

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la VMC double flux, son fonctionnement et ses tarifs, n’hésitez pas à contacter ENERNAT, votre spécialiste en énergies renouvelables.